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| | Georges Brassens-Le "maître" des mots | |
| | Auteur | Message |
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chrisnad Pomme de mai


 | Sujet: Georges Brassens-Le "maître" des mots Mar 24 Mar 2009 - 8:58 | |
| Georges Brassens, est né le 22 octobre 1921 à Sète (Hérault) et décédé à Saint-Gély-du-Fesc le 29 octobre 1981. Auteur-compositeur-interprète français, il marqua de son empreinte la chanson française.
George Brassens est né à Sète le 22 octobre 1921. Ses parents férus de musique lui font découvrir ce plaisir de la vie. Au même moment, George découvre la poésie dans le cours d'Alphonse Bonnafé, son professeur de lettres au collège de Sète. Des auteurs comme Ray Ventura, Trénet, Django, Reinhardt, Baudelaire, Villon, Verlaine, Mallarmé, Hugo, sont pour lui autant de sources d'inspiration.
A l'age de 20ans, il décide de monter sur Paris mais en 1940, la guerre éclate. Et sous l'occupation, il est réquisitionné pour le STO (Service du travail obligatoire) et doit se rendre à Basdorf en Allemagne. Il y rencontre son assistant et ami de toujours Pierre Onténiente. A la fin de la guerre, il se cache chez Madame Jeanne au 9, impasse Florimont, sans gaz, sans eau ni électricité. Brassens y restera vingt-deux ans.
Le 8 mars 1952, il rencontre Patachou, qui tient un cabaret en vogue, sur la butte Montmartre. Depuis quelques temps, le jeune Brassens fait le tour des cabarets parisiens pour soumettre ses chansons à d'autres interprètes car il a un trac fou sur scène. Mais Patachou insiste. Et c'est en ce mois de mars 1952 que George Brassens fait ses vrais débuts, accompagné de son contrebassiste Pierre Nicolas dont il ne se séparera plus.
Jacques Cannetti, lui permet alors d'enregistrer quatre 78 tours chez Polydor. C'est la fin de la galère. Il multiplie les contrats et fait chaque soir le tour des cabarets. Les années 50 permettent à Brassens d'accéder au succès. Bon vivant, il aime réunir ces amis autour de grandes tablées. On pouvait notamment y croiser Lino Ventura, Jacques Brel, Boby Lapointe ou encore Raymond Devos. Il obtient le grand prix de poésie de l'Académie française en 1967.
Le 6 janvier 1969, à l'initiative du magazine Rock & Folk et de la radio RTL, Georges Brassens participe à un entretien historique avec Léo Ferré et Jacques Brel, deux géants de la chanson française.
De son vivant Brassens publie une douzaine d'albums : La Mauvaise Réputation (1953), Les Amoureux des bancs publics (1954), Chanson pour l'Auvergnat (1955), Je me suis fait tout petit (1957), Le Pornographe (1958), Le Mécréant (1960), Les Trompettes de la renommée (1961), Les Copains d'abord (1964), Supplique pour être enterré à la plage de Sète (1966), La Religieuse (1969), Fernande (1970), Don Juan (1976).
Il décède d'un cancer le 29 octobre 1981 à Saint-Gély-du-Fesc tout près de Sète sa ville natale.si vous voulez en savoir plus rendez vous ici ==>http://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Brassens |
|  | | chrisnad Pomme de mai


 | Sujet: Re: Georges Brassens-Le "maître" des mots Mar 24 Mar 2009 - 8:59 | |
| Georges Brassens
LE PETIT CHEVAL Paul Fort
Le petit cheval dans le mauvais temps Qu'il avait donc du courage! C'était un petit cheval blanc Tous derrière, tous derrière C'était un petit cheval blanc Tous derrière et lui devant!
Il n'y avait jamais de beau temps Dans ce pauvre paysage! Il n'y avait jamais de printemps Ni derrière, ni derrière, Il n'y avait jamais de printemps Ni derrière ni devant!
Mais toujours il était content Menant les gars du village A travers la pluie noire des champs Tous derrière, tous derrière A travers la pluie noire des champs Tous derrière et lui devant!
Sa voiture allait poursuivant Sa belle petite queue sauvage C'est alors qu'il était content Tous derrière, tous derrière C'est alors qu'il était content Tous derrière et lui devant!
Mais un jour dans le mauvais temps, Un jour qu'il était sage Il est mort par un éclair blanc Tous derrière, tous derrière Il est mort par un éclair blanc Tous derrière et lui devant!
Il est mort sans voir le beau temps Qu'il avait donc du courage! Il est mort sans voir le printemps Ni derrière, ni derrière Il est mort sans voir le printemps Ni derrière, ni devant! |
|  | | chrisnad Pomme de mai


 | Sujet: Re: Georges Brassens-Le "maître" des mots Mar 24 Mar 2009 - 9:00 | |
| Georges Brassens
SUPPLIQUE POUR ÊTRE ENTERRÉ SUR UNE PLAGE DE SÈTE
La camarde qui ne m'a jamais pardonné D'avoir sème des fleurs dans les trous de son nez Me poursuit d'un zèle imbécile Alors cerné de près par les enterrements J'ai cru bon de remettre a jour mon testament De me payer un codicille
Trempe dans l'encre bleue du golfe du lion Trempe trempe ta plume o mon vieux tabellion Et de ta plus belle écriture Note ce qu'il faudrait qu'il advint de mon corps Lorsque mon âme et lui ne seront plus d'accord Que sur un seul point la rupture
Quand mon âme aura prit son vol a l'horizon Vers celles de gavroche et de mimi pinson Celles des titis, des grisettes Que vers le sol natal mon corps soit ramèné Dans un sleeping du Paris-Mediterannée Terminus en gare de Sète
Mon caveau de famille, hélas n'est pas tout neuf Vulgairement parlant il est plein comme un oeuf Et d'ici que quelqu'un n'en sorte Il risque de se faire tard et je ne peux Dire a ces brave gens, poussez vous donc un peu Place aux jeunes en quelque sorte
Juste au bord de la mer, a deux pas des flots bleus Creusez si c'est possible un petit trou moelleux Une bonne petite niche Auprès de mes amis d'enfance les dauphins Le long de cette grève ou le sable est si fin Sur la plage de la corniche
C'est une plage ou même, a ses moments furieux Neptune ne se prend jamais trop au sérieux Ou quand un bateau fait naufrage Le capitaine crie: je suis le maître a bord Sauve qui peut! le vin et le pastis d'abord Chacun sa bonbonne et courage!
Et c'est la que jadis, a quinze ans révolus A l'âge ou s'amuser tout seul ne suffit plus Je connus la prime amourette Auprès d'une sirène, une femme-poisson Je reçus de l'amour la première leçon Avalai la première arête
Déférence gardée envers Paul Valéry Moi l'humble troubadour sur lui je renchéris Le bon maître me le pardonne Et qu'au moins si ses vers valent mieux que les miens Mon cimetière soit plus marin que le sien Et n'en déplaise au autochtones
Cette tombe en sandwich, entre le ciel et l'eau Ne donnera pas une ombre triste au tableau Mais un charme indéfinissable Les baigneuses s'en serviront de paravent Pour changer de tenue, et les petits enfants Diront: Chouette un château de sable!
Est-ce trop demander, sur mon petit lopin Plantez, je vous en prie, une espèce de pin Pin parasol de préférence Qui saura prémunir contre l'insolation Les bons amis venus faire sur ma concession D'affectueuses révérences
Tantôt venant d'Espagne, et tantôt d'Italie Tous charges de parfums, de musiques jolies Le mistral et la tramontane Sur mon dernier sommeil verseront les échos De villanelle un jour, un jour de fandango De tarentelle, de sardane...
Et quand prenant ma buette en guise d'oreiller Une ondine viendra gentiment sommeiller Avec moins que rien de costume J'en demande pardon par avance a Jésus Si l'ombre de ma crois s'y couche un peu dessus Pour un petit bonheur posthume
Pauvres rois, pharaons! pauvre Napoléon! Pauvres grands disparus gisant au Panthéon Pauvres cendres de conséquence! Vous envierez un peu l'éternel estivant Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant Qui passe sa mort en vacances Vous envierez un peu l'éternel estivant Qui fait du pédalo sur la vague en rêvant Qui passe sa mort en vacances |
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